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Bientôt une législation pour règlementer les médicaments utilisés en médecine traditionnelle

Le 31 aout, le monde célèbrait la Journée africaine de la médecine traditionnelle, initiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union africaine (UA) depuis l’an 2000. Le thème de cette année est : « Règlementation des tradipraticiens de santé dans la région africaine ». Bien qu’il existe une instance régulatrice pour ces praticiens traditionnels à Maurice, le ministère de la Santé et de la Qualité de la vie viendra bientôt avec une loi pour contrôler les médicaments utilisés en médecine traditionnelle.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’inclusion de la médecine traditionnelle dans le système national de santé de ses États membres. À Maurice, c’est le cas depuis 1992. « Cela fait 25 ans que la médecine traditionnelle est intégrée dans le système national de santé. Aujourd’hui, le pays compte cinq cliniques ayurvédiques opérationnelles. Chacune d’elle reçoit, en moyenne, 70 patients par jour. Ce qui montre un engouement certain pour la médecine ayurvédique. Pour répondre à cette demande grandissante, le ministère de la Santé va bientôt ouvrir une sixième clinique ayurvédique », annonce le Dr Rhitambhra Gopaul, responsable de l’unité ayurvédique du ministère de la Santé et de la Qualité de la vie.

 

Elle ajoute que la pratique de la médecine traditionnelle est réglementée à travers un Traditional Medicine Board. Cependant, le ministère de la Santé et de la Qualité de la vie ne compte pas s’arrêter là. Il viendra prochainement avec une législation visant à règlementer l’importation des médicaments utilisés en médecine traditionnelle. « Le but est de protéger les patients en leur garantissant des produits efficaces et de qualité », souligne la doctoresse Gopaul.

 

Une initiative qui est en conformité avec le point de vue de l’OMS sur la question. « Comme c’est le cas pour les médicaments conventionnels, ceux utilisés en médecine traditionnelle devraient aussi être soumis à des essais cliniques rigoureux avant de pouvoir être prescrits aux patients. Il y va de la sécurité des malades. Leur efficacité et leur qualité devraient être garantis scientifiquement », renchérit le Dr Laurent Musango, représentant de l’OMS à Maurice.

 

Le Dr Musango rappelle que l’OMS encourage l’inclusion de la médecine traditionnelle dans les systèmes nationaux de santé afin d’arriver à une situation de couverture santé universelle et, ainsi, atteindre les objectifs de développement durable. Il explique que l’OMS recommande aux États membres, dépendant de leurs priorités nationales et leurs capacités :

 

  • de formuler une politique nationale pour réglementer les tradipraticiens afin de veiller à ce qu’ils prodiguent des soins de qualité.
  • de légiférer, afin de s’assurer de la sureté des formes de médecine traditionnelle pratiquées.
  • d’organiser des séances de formation sur la médecine traditionnelle à l’intention des professionnels de santé, des étudiants en médecine et des chercheurs appropriés.

 

C’est le Human Service Trust, une Organisation non gouvernementale, qui a été un des pionniers de la médecine traditionnelle à Maurice en offrant les soins ayurvédiques durant les années 80. « Aujourd’hui, nous avons trois centres de médecine ayurvédique, mais aussi des cultures de plantes médicinales afin de mieux répondre aux besoins des patients », explique Premchand Bhujawon (MSK), président du Human Service Trust.   

 

 

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