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Le silence du secteur privé et des PME sur la nouvelle politique salariale du gouvernement

Les syndicalistes affichent l’optimisme sont sortis satisfaits de leur rencontre avec le secrétaire financier Dev Manraj et le président du National Wage Consultative Council Beejaye Kumar Appanah à la Government House. Ils parlent d’un jour historique. Les syndicalistes ont proposé que la compensation salariale ne soit pas incluse dans le salaire minimal. Les parties concernées sont arrivées à un consensus, Rs 8,500 seront le montant du salaire minimum, bien sûr, cela exclut la compensation salariale. Le gouvernement a été décidé que les recommandations sur le salaire minimal seront soumises au State Law Office (SLO) avant de venir au cabinet des ministres. Un comité ministériel a été mis sur pied pour examiner le dossier selon le ministre du travail Soodesh Callichurn

 

Mais il semble que le secteur privé et les petites et moyennes entreprises demeurent silencieux sur ce dossier.  Ont-ils le moyen comme le gouvernement ? Peut-être, le gouvernement compte venir aider les entreprises ne pouvant payer ce minimum avec le Negative Income Tax ? La question de salaire minimum est très chère aux syndicats, les partis de l’opposition ne veulent rien dire contre même si certains économistes craignent l’impact du salaire minimum sur le marché du travail à Maurice. Sans doute, certains secteurs accordent des salaires au-dessus de ce seuil proposé par le gouvernement. Mais tel n’est pas le cas pour les petites et moyennes entreprises qui sont déjà en passe a de difficultés pour payer même la compensation salariale. La contribution des PME au PIB a augmenté de 35 % à 40 % et dans la création d’emplois est important

 

Maurice compte 85 000 fonctionnaires dont les salaires sont ajustés par le Pay Research Bureau. Le secteur privé emploie plus de 500 000 travailleurs dont les conditions et salaires sont déterminés par le National Remuneration Board (NRB), à travers des Remuneration Orders. Mais il faut savoir que pas tous les métiers du privé sont nécessairement couverts par les Remuneration Orders (RO). Les employés de la Fonction publique sont aussi éligibles à d’autres bénéfices comme l’exemption des droits de douane sur une voiture (duty free car), passage benefits, etc, des avantages qu’on ne peut prendre en considération dans le salaire mimimum. Il est un fait que les hauts cadres du secteur privé sont mieux lotis que ceux du secteur public. Cependant, les employés au bas de l’échelle dans le privé reçoivent bien moins que ceux du secteur public. Comment les Remuneration Orders, vont-ils inclure les salaires minimaux dans leurs propositions ?

 

Vendredi 24 novembre, les premiers paiements de la Negative Income Tax pour ont été effectué dans les locaux de la Mauritius Revenue Authority (MRA), à Port-Louis au cours d’une cérémonie en présence du Premier ministre, Pravind Jugnauth. Il est à noter qu’à peu près la moitié des bénéficiaires, soit 12 100 personnes ont vu leurs comptes bancaires créditer. La MRA a reçu 22 800 applications reçues. Le Premier ministre a réitéré sa détermination à combattre la pauvreté en ses termes : « Mon gouvernement est là pour combattre la pauvreté. Nous allons combattre l’injustice sociale. À travers la Negative Income Tax, nous démontrons notre engagement. Quand je m’engage avec le peuple, je fais tout pour réaliser les projets ». Par la même occasion, le Premier ministre a fait un appel aux employeurs pour se régulariser auprès du National Savings Fund et du National Pensions Fund.

 

Samedi 25 novembre, la conférence de presse des membres du gouvernement se tiendra dans le bureau du ministère du Travail, à Victoria House. Seront présents, la vice Premier ministre, l’hon. Mrs Fazila Jeewa-Daureeawoo, la ministre de l’Education, l’hon. Mrs Leela Devi Dookun-Luchoomun, le ministre du Travail l’hon. Soodesh Callichurn, de la Fonction publique l’hon. Eddy Boissezon.

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