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Certains se croient toujours des maitres justiciers de l’époque esclavage

Aujourd’hui, plus que jamais, nous pouvons dire que les séquelles de l’esclavage sont encore là.  L’affaire Gaiqui nous a ramenés à l’époque esclavage. Le regard de la société contemporaine mauricienne, de la police mauricienne envers les descendants d’esclaves ressemble encore celui des maitres justiciers de l’époque esclave. Comment on ose dire que l’esclavage est aboli ? Comment fêter l’abolition de l’esclavage avec une telle monstruosité ?

Ce jeudi 1er février marque le 183e anniversaire de l’Abolition de l’esclavage. On a eu droit à la traditionnelle cérémonie de dépôt de gerbe au Monument des Esclaves à Pointe-Canon, à Mahébourg, à 10 heures. Puis au Monument International de la Route de l’Esclave (en face de la plage publique du Morne), le jeudi 1er février 2018 à 10 h 15, un programme concocté par le ministère des Arts et de la Culture, en collaboration avec le Morne Heritage Trust Fund, le Centre Nelson Mandela pour la culture africaine, la Creole Speaking Union. Et comme d’habitude de beaux discours de circonstance par diverses personnalités prononceront et le spectacle culturel pour amuser la foule.

« Kreol pa blye fer memwar pou konstrir to lavenir ». est le thème retenu par le Komite Premye Fevrye du diocèse de Port-Louis dans le cadre du 183e anniversaire de l’Abolition de l’esclavage. Le Komite Diocesain Premye Fevrye , L’Eglise Catholique plaide pour la concrétisation du musée de l’esclavage. À l’occasion du 183e anniversaire de la commémoration de l’abolition de l’esclavage, Mgr Maurice E. Piat, c.s.sp., présidera une messe commémorative à 8 h 00, en  l’église Saint-Sacrement, Cassis, autour du thème « Kreol pa bliye fer memwar pou konstrir to lavenir ». Le père Alain Romaine prononcera l’homélie.

L’an dernier, le Comité Diocésain 1er février, annonçait une convention créole sur l’entreprenariat dans le monde créole. Le père Jean Maurice Labour, aumônier du Comité Diocésain 1er février, affirmait que « l’abolition de l’esclavage ne saurait se célébrer uniquement dans une journée ». Pour le père Labour, les séquelles de l’esclavage se guérissent dans un long travail…

 

Mais depuis le 26 janvier dernier, l’affaire Gaiqui, est au centre de l’actualité. Aujourd’hui, on entend certains commentaires disant comment ‘ces personnes’ doivent être traitées.  Nous prenons conscience avec horreur de la brutalité policière, la torture, des traitements inhumains et dégradants que subissent une catégorie de citoyens de la République de Maurice entre les mains de la police. Encore et toujours, certains, des trafiquants de drogue notoires, des escrocs de crime col blanc qui détournent des millions de roupies, d’autres bien placés qui tuent des gens sur la route par leurs conduits insouciants ou en état d’ivresse, n’ont jamais un tel accueil et ils ne se sentent nullement concernés parce que selon eux cela peut les arrivées, jamais à eux ni à un membre de leur famille. La brutalité policière concerne beaucoup plus les petites gens sans défense, ni moyens.

Les actes de barbarie de la police mauricienne pour obtenir des aveux doivent cesser. On ne peut oublier Kaya, Iqbal Toofany, Marcelin Azie entre autres.

Dommage que certains soient aveuglés dans leur jugement à cause de leurs proximités avec le pouvoir, ils osent défendre l’indéfendable.

C’est bon d’avoir une pensée spéciale pour les ancêtres de leurs concitoyens d’origine africaine, malgaches, qui ont connu les affres de l’esclavage, mais la photo du suspect David Mike Gaiqui nu et enchainé nous ramène à une autre époque.

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