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Lorsque les squatteurs ont poussé comme des champignons pendant le confinement

 

L’occupation illégale des terres de l’état pendant le confinement a mis en lumière une triste réalité. Une des priorités des Mauriciens en général c’est d’avoir un logement  C’est ainsi qu’on a assisté à une véritable invasion des terres de l’état aux quatre coins du pays durant la période de lock down.

La démolition des structures de fortune des squatteurs de Malherbes à Curepipe, à Pointe aux Sables et aussi à dans le sud à Riambel,  a suscité diverses réactions.  Il y a ceux qui pensent que le gouvernement a eu tort de faire venir des policiers et des bulldozers alors que pour d’autres  on ne peut laisser des personnes prendre impunément  la loi entre leurs mains.

Au moment des faits Steven Obeegadoo, qui occupait les fonctions de ministre du Logement et des Terres, a donné  les raisons ayant amené le gouvernement à agir. Durant la période de confinement, a-t-il dit, des résidents de Pointe aux Sables et ceux Malherbes à Curepipe ont signalé au ministère des mouvements dans leur secteur respectif. Des personnes avaient commencé à monter des structures sur des terres de l’état.

Un terrain à risque à Pointe aux Sables

Lorsque les officiers  des Terres se sont rendus sur place, ils sont constaté  que tel était bien le cas. A Pointe-aux-Sables, les squatteurs  se sont installés sur un terrain marécageux, réputé dangereux. Ils sont un petit nombre au début, c’est-à-dire au moment où les officiers du ministère des Terres se sont rendus pour la première fois sur place le 12 mai . Les inspecteurs ont noté la présence de 29 structures sur ces terres. Les occupants illégaux sont sommés de vider les lieux, soit “de retourner là où ils habitaient avant le confinement.”

Une semaine plus tard, soit le 19 mai. le nombre de structures est passé  de 29 à 1130 Cela, en dépit des nombreuses sommations et  une déposition à la police. Les squatteurs ont continué à augmenté avec un nouveau pic  bien que les  autorités avaient placardé des Notices sur les structures. A Pointe aux Sables seulement, il y avait 57 bicoques, dont 4 seulement étaient occupées. A Riambel 37 structures avec zéro pour-cent d’occupation.  Et à Malherbes, 10 structures dont deux seulement habitées. Les personnes sont venues en nombre “dans le but de  marquer leur territoire”, a avancé le ministre.

Steven Obeegadoo a expliqué que permettre de telles dérives, c’est ouvrir la porte à l’anarchie et  nuire au développement du pays  Déjà, en choisissant de sortir pendant la période d’état d’urgence sanitaire, c’était aussi de s’exposer au danger et mettre aussi en péril  les Front Liners qui se battent sur le terrain pour empêcher la propagation du virus.

Mesures difficiles mais nécessaires

Pour le ministre il appartient au gouvernement de prendre des mesures au profit des Mauriciens. Celles-ci peuvent au prime abord  paraître sévères, mais à terme prouvées judicieuse. Lorsque le gouvernement avait décidé de bâtir des logements à Point aux Sables, le terrain sur lequel les squatteurs avaient jeté leur dévolu, avait été écarté du programme par les autorités. Il a été décrété zone dangereuse étant situé dans un marécage. C’est aussi pour cette raison que le gouvernement a décidé de faire partir ceux qui voulaient s’y installer. Le ministre a utilisé une métaphore pour s’expliquer.

Si les squatteurs étaient autorisés à s’installer sur le terrain de Pointe aux Sables, on finirait de reprocher  au gouvernement de les permettre de vivre dans des conditions insalubres, sans eau ni électricité. Admettons que ces problèmes sont résolus, on reviendra encore a la charge pour a la charge pour se plaindre des voies d’accès et d’éclairage public. Enfin, tout le monde est content. Six mois plus tard, voila qu’un cataclysme naturel vient tout balayer sur son passage faisant mort d’homme. Le gouvernement s’attirerait la encore des reproches. Comment a-t-il permis aux gens de construire dans un tel endroit?

 

 

Examen des génuine cases au cas par cas

Enfin le ministre a annoncé qu’il n’est pas juste de permettre à des squatteurs  passer sur la tête de familles qui eux sont sur la liste d’attente de la NHDC depuis des années. Steven Obeegadoo a aussi annoncé que le gouvernement se penche sur le dossier des squatteurs et que les demandes seront examinées dans un Fast Tract au cas par cas.

Des squatteurs continuent entre temps de vivre sous les tentes avec dans certains cas des enfants  Des ONG s’occupent de leur procurer de la nourriture, rendant ainsi leur condition de vie plus supportable.

 

 

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