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Wakashio : Etat d’alerte maximun après la  surprenante dérive du navire près de Pointe d’Esny

 

 

 

Etonnant! Comment le Wakashio,a-t-il pu dériver  de sa route pour venir s’abîmer  sur la barrière de corail à 900 mètres de Pointe d’Esny ? Cela alors que jusqu’au dernier moment, soit “quelques minutes seulement avant  l’accident”, le capitaine avait  transmis des propos rassurants au National Coast Guard. Le bateau sortant de Chine à destination du Brésil, suivait la voie maritime habituelle – innocent passage – et il n’y avait “rien à signaler à bord”, a souligné le capitaine dans son message réceptionné samedi au poste du National Coast Guard de Blue Bay.  ?.

Mais comment  expliquer qu’en un si court laps de temps, la catastrophe a pu avoir  lieu ? : le bateau avait dérivé et heurté les récifs où il s’est encastré après un choc frontal.

Il appartient aux autorités de tirer cette affaire au clair à travers l’ enquête en cours. Surtout de chercher à comprendre, en interrogeant le capitaine du bateau lui-même, comment il s’est retrouvé dans une telle situation ? Et surtout pourquoi s’était-il abstenu “de répondre aux “nombreux appels” radios qui lui ont été adressés par les autorités mauriciennes ?”. Aussi quel a été le rôle des officiers du NCG en contact avec le bateau avant l’accident.

Il s’avère, en effet, que dès que la présence du Wakashio a été signalée dans notre secteur, le National Coast Guard a cherché comme le veut le protocole, à entrer en communication avec le bateau. Le silence radio de la part du capitaine a toujours prévalu, selon la police mauricienne.

Le capitaine a attendu le dernier moment pour se manifester après un très long silence radio

Dans n’importe quel cas de figure, que ce soit avarie de moteurs, erreur humaine ou tout autre motif, Wakashio a  représenté de grands risques en terme de pollution pour le pays. Le bateau avait des réserves propres en hydrocarbure  à son bord. Il aurait suffi que l’huile se déverse dans le lagon pour provoquer un désastre écologique de grande envergure.

Tout un arsenal de mesures  extrêmes de prévention ont ainsi été prises en attendant que les opérations plus complexes  soient menées pour sécuriser la zone à travers  le pompage des réserves énergétiques et le remorquage du bâtiment lui même.

A la lumière de ce qui vient de se passer, il convient de se demander si de tels risques seraient pas omniprésents nos eaux ?  Il serait aussi bon de savoir quelles sont les dispositifs à prendre surtout lorsqu’un navire s’approchant de Maurice, s’abstient de répondre aux appels radio des autorités ?

Début des opérations en mer, dans l’air et sur terre

Ce n’est que dimanche matin que tout est enclenché avec les efforts conjugués du National Coast Guard (NCG), la Special Mobile Force (SMF), le ministère de l’Environnement et la police. Les différentes unités sont déployées aux endroits stratégiques sur la coté qui a accueilli des visiteurs et sur mer où les barrages sont installées comme mesure préventive.

Les hélicoptères de la police ont survolé l’endroit où le vraquier a échoué. Aucune trace d’huile n’a été trouvée dans l’eau . Selon les informations à la disposition des autorités mauriciennes, le bateau n’a pas souffert de grands dommages. Il n’y a que la partie avant du bateau sous la ligne de flottaison qui s’est encastrée dans les récifs. Les réserves d’hydrocarbure à bord sont à un endroit proche de la salle des machines donc,  ne représentant pas de risque de s’écouler dans la mer.

Les opérations de renflouage et de remorquage sont attendues et il n’y a qu’a souhaiter que tout se passe sans encombres dans des conditions métrologiques favorables.

La Rédaction

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