Breaking News
Home > Actualités > Tentative de maquiller le meurtre d’Ayaan en mort naturelle – Un imprévu bouleverse les plans des amants terribles

Tentative de maquiller le meurtre d’Ayaan en mort naturelle – Un imprévu bouleverse les plans des amants terribles

Le pays est sous le choc en apprenant les causes de la mort dans des circonstances troublantes de Ayaan Moeen Ud Dinn, un enfant de deux ans qui vivait avec sa mère Nawsheen Beeharry, 26 ans et le concubin de cette derniere, Ali Ashar Sobratee âgé lui de 26 ans. Le gamin a succombé à la suite d’une longue période de maltraitance et d’agressions de tout genre que lui aurait fait subir Ali Ashar Sobratee, un toxicomane en traitement à la méthadone. Tout se serait passé sous les yeux « indifférents » de Nawsheen Beeharry. Les amants terribles auraient tenté de maquiller le crime en mort naturelle. Ils étaient sur le point d’y parvenir en organisant rapidement des funérailles lorsqu’un développement inattendu est venu bouleverser leur plan.

Intervention providentielle de la soeur 

La sœur de Nawsheen Beeharry avait, en effet, eu vent que son petit neveu était un enfant battu. Elle a voulu avoir le cœur net. Une vingtaine de minutes avant la levée du corps pour l’enterrement, elle examine l’enfant et découvre des bleus sur la partie supérieure de son corps. Ce qui ne laisse aucun doute sur la véracité de ses informations. Son neveu ne serait pas mort de mort naturelle. Elle décide immédiatement d’alerter la police. Les préparatifs des funérailles son stoppés et le corps du petit  envoyé à l’hôpital aux fins d’autopsie. Le Dr Shaila Prasad Jankee, médecin légiste a décelé des blessures attribuées aux coups avant de conclure que la mort était de cause suspecte.

On assiste alors à l’entrée en scène de la Major Crime Investigation Team (MCIT) sous le commandement de l’ASP Seebarath. Les deux amants sont inculpés de meurtre au premier degré samedi et vont comparaitre le même jour devant le Bail and Remand Court avant d’être conduits en cellule policière.

 

Ce qui s’est passé auparavant

Le jeudi 12 novembre, les amants terribles avaient emmené le petit qui avait peine à respirer à l’hôpital Nehru. Ils disent au médecin de service que l’enfant se trouvait mal après avoir mangé du briani chez un voisin. Mais le médecin devait se rendre compte que le petit garçon était déjà mort. Il s’abstient néanmoins de délivrer un certificat de décès, jugeant plus approprié une autopsie. Le même soir les deux amants vont multiplier des démarches en vue d’obtenir le précieux certificat, ce qui leur permettrait de faire l’enterrement rapidement. Ils décident d’entrer en contact avec un médecin de la clientèle privée. Refus de la part de ce dernier et finalement ils vont tomber sur la bonne personne qu’ils parviennent à embobiner. Il s’agit de la doctoresse Nosha Boobhug qui exerce à Maurice depuis 2017.

Le médecin a confié aux enquêteurs de la MCIT que ce jeudi soir elle avait reçu un appel d’un correspondant qui s’est présenté comme un policier en poste à l’hôpital de Rose Belle. C’est là qu’elle s’est aussitôt rendue. Elle y a rencontré un jeune couple désemparé qui venait de perdre leur enfant. Ceux-ci lui ont expliqué que l’enfant était de santé fragile depuis sa naissance et que finalement il a consommé du briani, ce qui lui a causé des problèmes. la doctoresse Nosha Boobhu s’est alors rendue en salle où se trouvait l’enfant et découvre des traces de blessures sur son visage. Les deux amants lui expliquent que le petit avait fait une chute à bicyclette. Elle s’est abstenue de pousser plus loin des investigations, le corps étant d’ailleurs entièrement couvert. Finalement, elle rédigé le certificat de décès sur la base de ce qui était écrit sur la carte du Casualty Ward. Puis, elle est partie après avoir pris ses honoraires de Rs2 500.

Enlévement du corps de la victime

Les deux amants ont alors quitté l’hôpital  à leur tour, mais en emmenant illégalement le corps de l’enfant avec eux. Comment s’en sont-ils pris ? L’enquête devra aider à le déterminer. C’est le vendredi 13 novembre que les funérailles sont prévues. On fait appel une société de pompes funèbres Al Ihsaan Funeral Services, dirigée par Shaked Anarath Ihsaan. Celui-ci s’étonne, au moment du bain selon les rites musulmans, de voir pour la première fois autant de traces de coups sur le corps d’un enfant. « Je n’ai jamais vu un corps dans un tel état », dit le directeur de la société qui pourtant a réalisé des milliers d’enterrement. Mais comme la demande était accompagnée d’un certificat de décès dument signé par un médecin, la société ne pouvait que poursuivre les préparatifs.

 

Si les funérailles auraient eu lieu comme prévu, l’odieux complot n’aurait pu être découvert. Et cela grâce à la propre sœur de Nawsheen Beeharry qui a alerté la police. Déjà quelques jours auparavant Nawsheen et son concubin accompagné du petit Ayaan étaient venus chez elle. Elle a trouvé que Ayaan n’était plus le petit garçon souriant et espiègle qu’elle avait connu. Il était renfermé sur lui-même s’abstenant de jouer avec la petite fille de trois ans de la maison. Le beau-père a prétendu que l’enfant était fatigué.

Explosion de colère dans l’enceinte du tribunal de Curepipe

D’autres langues se sont déliées au sujet du traitement réservé aux petit Ayaan. On se pose un certain nombre de questions. Que faisait la mère lorsque son enfant était maltraité. Pourquoi Ali Ashar Sobratee aurait-il pris l’habitude de garder l’enfant avec lui pendant une heure dans la salle de bains. .Est-il vrai que l’enfant a subi des fractures et qu’il a été mutilé au niveau de ses parties intimes ? Et aussi qu’on lui aurait plongé la tête dans un bac d’eau ? Le petit a-t-il subi des blessures qui se seraient infectées et lui faire avoir des accès de fièvre.

Quant aux amants terribles, ils ont passé un mauvais quart d’heure lors de leur comparution en cour lundi 16 novembre devant le tribunal de Curepipe. La mère a dû être évacuée de la salle d’audience à la suite d’un malaise. La police a eu fort à faire pour assurer la sécurité de Ali Ashar Sobratee. Des menaces de mort à son encontre ont été proférées lors de cette comparution sous haute tension. « To fine touye me piti mo touye toi-même si mo all refaire prison a lancé le père biologique hors de lui. Celui-ci vient d’être libéré après un séjour de deux ans en prison pour vol. D’autres voix sont entendues. « Laiss li are nou cinq minutes »

Les internautes déchainés

Du côté du public c’est l’incompréhension et on a assisté depuis la semaine dernière a des attaques comme rarement entendues sur la toile. On se rend compte que les Maurciens ne sont pas prêts à accepter les attaques contre des enfants sans défense. Le Children Bill  vient à point nommé devant l’Assemblée nationale. On assistera avec intérêt les différentes interventions de nos parlementaires.

About Redaction